n.m.
Couverture ou protection, en général provisoire, réalisée avec une bâche.
Toile résistante et imperméable utilisée pour abriter les bâtiments découverts, fermer les échafaudages de nettoyage des façades, etc. Aujourd’hui, les bâches en toile sont souvent remplacées par des feuilles de polyéthylène, du type polyane.
Bande
n.f. Désigne tout ruban plat ou profilé, en plomb, en zinc ou en aluminium, utilisé pour divers raccords d’étanchéité :
bande d’astragale, cornière placée sous un couvre-joint d’astragale, et débordant sur le matériau de couverture, en rive ou en faîtage de toit ;
bande d’égout, bavette guidant la projection de l’eau au-dessus d’une gouttière ou d’un chéneau ;
bande de rive, ruban de tôle en parement externe d’un solin de rive, constituant son égout en surplomb d’un mur pignon recouvert ;
bande de solin, bande à encastrer par engravure dans la maçonnerie des solins et des relevés d’étanchéité des toitures-terrasses.
La bande noquère est une bande métallique d’étanchéité en raccord de pénétration latérale de couverture à reliefs importants, telle que tuiles à emboîtement ou plaques ondulées ; la bande noquère forme un petit chéneau encaissé, relevé sous le matériau de couverture.
La bande de filet désigne une bande d’étanchéité en plomb, d’environ 0,20 m de large.
Bardeau
n.m. Le bardeau désigne deux types d’éléments de couverture, qui sont aussi utilisés en bardage de murs :
Bardeau de bois : plaque de bois rectangulaire biseautée, parfois arrondie en écaille, obtenue par fendage de châtaignier, chêne, hêtre, sapin, cèdre canadien, etc. ; en général, ils sont imprégnés de bitume.
La longueur la plus courante des bardeaux est de 61 cm (24 pouces). Ces bardeaux sont cloués à recouvrement sur lattis, voligeage ou panneaux de bois, comme des tuiles ou des ardoises, mais avec interposition de lés horizontaux de feutre bitumé. Les couvertures en bardeaux de bois se rencontrent surtout dans les régions de montagne, pour des pentes de toiture d’au moins 33%.
Syn. : ancelle, échandole, essanne, essente, tavaillon.
Bardeau d’asphalte, ou bardeau bitumé, ou bardeau canadien, ou bardeau verrier, ou “shingle” : panneau léger composé d’un matériau d’armature (feutre de fibres, treillis d’amiante, voile de verre), imprégné et surfacé de bitume, et recouvert de fins granulats naturels ou teintés.
Les plus courants ont 0,90 par 0,30 ou 0,33 m, et présentent une découpe en jupes correspondant à l’aspect de trois ardoises juxtaposées. Leur mise en oeuvre dite “pose à l’américaine” se fait par clouage ou agrafage pneumatique, juste au-dessus de leur ligne de pureau, directement sur support en panneaux jointifs de particules CTBH ou de contre-plaqué CTBX (panneaux pour l’extérieur).
Sur certains bardeaux, des points adhésifs servent au maintien en partie basse, pour éviter les risques de soulèvement par grand vent. Pour des pentes de 20 à 30%, une sous-couche étanche est nécessaire, constituée de lés de feutre bitumé (type 22S) posés horizontalement à recouvrement.
Au-dessus de 30% de pente, la sous-couche, posée dans le sens de la pente, n’est obligatoire que dans les régions à fort enneigement.
Ce type de matériau recouvre la majorité des toits en Amérique du Nord.
En France, on trouve sur le marché plusieurs types de bardeaux d’asphalte, ainsi que leurs accessoires (faîtages, noquets) ; ils sont en principe conformes aux normes NF P 39-301 (base feutre), 39-302 et 39-303 (base fibres de verre) ou 39-304 (base amiante).
Pour la mise en oeuvre, voir le DTU 40.14 (NF P 39-201 -1 et -2) si les bardeaux sont posés sur support continu ; dans le cas contraire, on consultera l’Avis Technique du bardeau concerné.
Bardeli ou Bardelis
n.m.
Dans la couverture en ardoises, désigne une façon de rive d’arêtier dont l’inclinaison, sur un versant, est inférieure à 35° ; elle consiste à placer un ou deux rangs complémentaires d’ardoises, en recouvrement perpendiculaire à la ligne d’arête.
En couverture de tuiles canal, le bardelis est une bande d’égout métallique, engravée au pied des émergences : le bardelis renvoie sur les tuiles l’eau qui ruisselle sur ces émergences.
Basque
n.f.
Large bavette d’étanchéité en plomb, dont la forme rappelle les basques d’un vêtement.
Battellement
n.m.
(parfois écrit batellement)
Rebord de toiture en surplomb qui constitue la ligne d’égout d’une couverture, en général au-dessus d’un chéneau ou d’une gouttière. Double rang d’ardoises ou de tuiles plates qui, superposées sur une chanlatte, composent l’égout du toit.
Bavette
n.f.
Bande ou feuille étroite de métal rapportée sur un ouvrage ou une jonction d’ouvrages, pour les abriter des ruissellements de l’eau de pluie. En particulier, bande de métal que l’on dispose :
en recouvrement d’un appui de baie ;
au-dessus des bandeaux et des corniches, pour les protéger et rejeter l’eau vers l’extérieur ;
en bavettes composées, de part et d’autre d’un tasseau de faîtage, sous son couvre-joint :
à la base d’une lucarne ou d’une fenêtre de toit, en recouvrement du rang de tuiles ou d’ardoises inférieur.
Bec
n.m.
En couverture, le bec-à-neige est un long crochet méplat à contrefort, disposé en divers points d’une couverture de région de montagne pour retenir la neige accumulée et éviter sa descente en masse.
Becquet ou Béquet
n.m.
Plaquette de métal fixée sur un égout de toit pour dévier l’écoulement de l’eau.
Également syn. de larmier : Voir ce mot.
Besace
n.f.
En amont d’une pénétration (souche de cheminée, châssis de tabatière...), la besace est l’ouvrage triangulaire en zinc qui rejette les eaux pluviales de part et d’autre de la pénétration.
Désigne aussi un petit égout en métal qui, dans un chéneau ou une gouttière, dirige les eaux vers la descente.
La besace de dilatation est une petite cloison métallique à talon, formant couvre-joint sur le raccordement de deux éléments de gouttières aboutés, de pente inverse.
Biberschwänz
Tuile plate de la région d’Altkirch (Alsace), en forme d’écaille arrondie en queue-de-castor.
Bourrelet
n.m.
Désigne d’une part le remplissage de scellement au mortier des tuiles plates, en rive latérale ou au niveau du battellement, d’autre part tout rebord ourlé ou roulé d’une feuille de zinc ou de plomb (par exemple le rebord d’une gouttière en zinc).
Boursault ou Bourseau
n.m.
Moulure saillante horizontale et convexe qui marque la ligne de bris de certaines couvertures à la Mansart, c’est-à-dire leur arête intermédiaire horizontale. De forme arrondie en boudin, le boursault est protégé par un couvre-joint métallique.
Sorte de batte de bois, de section triangulaire, utilisée par les plombiers et les zingueurs.
Brifier
n.m.
Bande de plomb formant le faîtage d’une couverture en ardoises ; elle est rabattue et matée de part et d’autre du faîte.
Bris (ligne de )
n.m.
Arête horizontale qui forme la ligne de changement de pente entre deux pans d’inclinaison différente d’un versant de comble brisé, ou de comble à la Mansart. Syn. : brisure.
Brisis ou Brésis
n.m.
Partie inférieure d’un versant de comble brisé à la Mansart, sous la ligne de bris.
Par extension, étage mansardé compris entre l’entablement d’un comble et la ligne de bris.