n.f.
Table d’étanchéité en plomb disposée par les couvreurs à la jonction du faîtage et des arêtes d’un comble.
Syn. : basque, annusure, ennusure.
Larmier
n.m.
En couverture, partie inférieure d’une bavette ou de toute pièce d’étanchéité en recouvrement vertical, pincée pour éviter le ruissellement direct des eaux sur la partie verticale sous-jacente.
Latte
n.f.
Autrefois, désignait divers tasseaux. Désigne surtout maintenant les débits de bois en planchettes pour la composition de lattis.
La latte carrée est un tasseau de bois de section carrée. Synonyme de liteau (V. ce mot).
La latte-volige, ou volige, est une latte plate sur laquelle sont clouées ou accrochées les ardoises.
La latte de redressement désigne parfois la chanlatte (Voir ce mot).
Lattis (parfois Lattret)
n.m.
Ensemble des lattes parallèles, espacées ou jointives, clouées sur une surface : pan de bois, solivage de plafond, chevronnage de toit, etc.
Lause, Lauze ou Lose
n.f.
Pierre plate obtenue par délitage de roches schisteuses ou de grès micacés, et utilisée comme matériau de couverture, surtout dans le Massif Central (Auvergne, Forez), en Bretagne, dans les Alpes et en Corse.
Le poids important du matériau, souvent plus de 200 kg/m2, auquel s’ajoute la charge de neige (consulter les Règles N.84) implique une charpente adaptée, très résistante. Les plaques de pierre sont posées à recouvrement, de bas en haut, les plus grandes étant disposées en bas et sur les rives.
Sur des toits de faible pente, les éléments ne sont pas fixés et se maintiennent les uns les autres par leur propre poids (pose dite à sec) ; si la pente est supérieure à 25%, leur fixation est nécessaire, par clouage ou chevillage à travers des trous préalablement percés.
L’interposition d’un feutre bitumineux sous une couverture en lauze est toujours un complément d’étanchéité souhaitable.
Liaison
n.f.
Partie visible de la jonction entre deux ardoises voisines d’un même rang ; sa longueur est celle du pureau.
Liaisonnement
n.m.
Disposition des lattes ou liteaux de sorte que leurs extrémités soient réparties sur les chevrons et non alignées sur le même.
Lignage
n.m.
Repérage au cordeau des axes de pose des ardoises ou des tuiles, perpendiculairement aux lignes de plus grande pente.
Lignolet
n.m.
Rang supérieur des ardoises d’un comble, sur le versant exposé aux vents dominants : ce rang d’ardoises dépasse de quelques cm au-dessus de la ligne de faîtage.
Liteau
n.m.
Latte étroite, tasseau de bois de section carrée (env. 25 x 25 mm) ou rectangulaire (18 x 35 à 30 x 40 mm).
Les liteaux servent à accrocher les tuiles et les ardoises ; ils sont cloués en lattis horizontal, en liaisonnement sur les chevrons ou les contre-liteaux, avec un espacement constant égal au pureau des tuiles ou des ardoises (Voir illustration à Lattis).
Les liteaux doivent être préalablement traités pour leur conservation, comme les bois de charpente.
Longrain ou Long-grain
n.m.
Orientation générale des stries visibles sur une ardoise ou une plaque de roche schisteuse, lauze, etc. Le longrain est à l’ardoise ce que le fil est au bois : il correspond au sens de la plus grande résistance à la rupture ; pour les ardoises, le longrain doit donc être parallèle à leur plus grand côté.
Une ardoise à longrain transversal est dite traversine ou traversière ; elle est biaise si le longrain est diagonal.
Longue-feuille
n.f.
En couverture, désigne une feuille de zinc de plus de 2 mètres de long ; syn. : bande.