n.m.
Alignement d’éléments de même nature (matériaux de couverture, colonnes, carreaux, pieux, etc.) ; syn. d’assise, pour les briques, pierres ou moellons.
Un rang de doublage désigne un rang d’ardoises disposées en recouvrement d’un arêtier ou d’un faîtage.
Recherche
n.f.
Le travail en recherche désigne un travail de réparation ou de réfection limité au seul remplacement des éléments défectueux ou manquants d’un ouvrage : tuiles ou ardoises d’une couverture, carreaux d’un carrelage, pavés brisés d’un pavement, moellons d’un mur, etc.
Recouvrement
n.m.
Partie d’une ardoise ou d’une tuile qui, étant recouverte par les éléments des deux rangs supérieurs, n’est en aucun point exposée à la pluie : le recouvrement doit être tel que l’eau de pluie, sous la poussée du vent ou par capillarité, ne puisse jamais atteindre le haut de l’élément.
La hauteur de recouvrement dépend donc de la pente du toit, de son exposition aux vents dominants, et de la capillarité propre au matériau.
Pour les plaques ondulées, le recouvrement (latéral) est la largeur sur laquelle deux plaques contiguës doivent être en superposition.
De façon plus générale, tout élément tel que bavette, couvre-joint, feuilles d’étanchéité, etc. qui en protège d’autres par chevauchement, est en recouvrement.
Relatter
v.tr.
Remplacer les anciennes lattes d’un support de couverture par des lattes neuves : on dit parfois faire un relattage.
Relief
n.m.
Peut désigner toute partie saillante par rapport au nu d’un pan de toiture ou d’une toiture-terrasse, d’une chape, etc. ; syn. : émergence.
En couverture, le relief désigne aussi le bord d’une feuille de métal, replié pour remonter verticalement le long d’un tasseau, sous un couvre-joint, ou pour être encastré dans une engravure.
Remaniage ou Remaniement
n.m.
Réfection qui consiste à reconstituer ou refaire le support de matériaux par éléments (tuiles, ardoises, carrelages, pavés, parquets), après les avoir déposés : par exemple, mise en place de lattes ou de liteaux neufs, remplacement des lambourdes d’un parquet, réfection d’une aire ou d’une forme de carrelage, etc.
Le terme sous-entend que les matériaux déposés sont ensuite remis en oeuvre sur le nouveau support, et non remplacés par des éléments neufs.
Remanier
v.tr.
Refaire le support d’un ouvrage de couverture ou de revêtement, puis remettre en place les matériaux déposés.
Renvers
n.m.
En couverture d’ardoises, désigne une noue arrondie sur fourrure, raccordant un pan de comble incliné et un pan vertical.
Le renvers est dit rond ou à un tranchis selon que les pureaux des deux versants sont alignés, ou que le versant vertical vient en recouvrement de l’arrondi.
Le renvers fermé est une noue simple sur noquets, sans arrondi ni fourrure
Renvoi
n.m.
Élément de couverture dont la fonction est de dévier l’écoulement des eaux pluviales, ou de les rejeter en contrebas.
Reparton
n.m.
Petit bloc de schiste ardoisier dont la section est à peu près celle des ardoises, pour une épaisseur d’environ 8 cm.
Le reparton est refendu ensuite au ciseau, en quartelles de 10 à 15 mm d’épaisseur, elles-mêmes refendues, en principe, en quatre ardoises.
Le repartonnage désigne la taille des blocs en repartons ; syn. : quernage.
Requête
n.f.
Ardoise longue et étroite qui borde les fendis d’une noue arrondie, et assure l’étanchéité latérale sous le tranchis ; on lui donne un épaulement biais en tête, du côté externe. Sa longueur est toujours égale à trois pureaux et demi. On alterne les petites requêtes, dont la largeur est une fois et demi celle d’un fendis, et les grandes requêtes, dont la largeur est double de celle d’un fendis.
Retrousser
v.tr.
Tourner, plier vers le haut.
Retroussis
n.m.
Partie inférieure d’un pan de toiture dont la pente est moins forte que celle du reste du pan.
Rigoteau
n.m.
(déformation de Nigoteau)
Tuile plate recoupée pour être noyée dans la dévirure d’un solin de rive de toit.
Rive
n.f.
Bord latéral d’une planche, d’une latte, d’une lame de parquet, d’une tôle, etc.
En couverture, extrémité latérale d’un pan de toiture, autre que le faîte ou les égouts (droits ou biais).
Une rive est dite droite si elle est parallèle à la ligne de plus grande pente, biaise dans le cas contraire (la rive biaise que fuit l’eau est en général un arêtier).
La rive de tête d’un pan de toiture est son bord supérieur, lorsque celui-ci n’est pas un faîtage.
Rondir
v.tr.
Tailler une ardoise au format souhaité.
Les rondisseurs sont ceux qui, dans les ardoisières, effectuent le rondissage, c’est-à-dire la recoupe des ardoises aux bonnes dimensions, avec une rondisseuse, sorte de massicot.
L’ardoise rondie (adj.) est celle qui a les dimensions voulues.
NB- Rondir ne signifie jamais arrondir, par exemple en écailles.
Ruellée
n.f.
Solin de plâtre ou, plus souvent, de mortier de ciment, qui termine la rive d’un pan de toiture ; les tuiles ou ardoises de rive sont insérées dans la ruellée, et éventuellement relevées en dévirure.
Si le toit comporte un chevron de rive, il n’est que partiellement pris dans la ruellée.