ABC DE LA TOITURE

Extrait du Dicobat - www.dicobatonline.fr

A

ACCRIN OU ACCRAIN

n.m.

Retour de rive de toiture (se dit dans la région de Montpellier).

 

AFFAÎTEAU

n.m.

Tuile demi-cylindrique formant le faîtage des toitures.

 

AGRAFAGE

n.m.

Action d’agrafer, et mode de fixation par agrafes.

 

AGRAFE

n.f.

Accessoire de fixation ou d’assemblage aux diverses formes. Agrafe de couverture : petite patte métallique, à clouer sur les tasseaux ou voliges, pour assurer le maintien des feuilles de couverture en zinc (Voir illustration au mot : Patte d’agrafe). Syn. : patte d’agrafe, bande d’agrafe.

 

AGRAFER

v.tr.

Fixer avec des agrafes, maintenir à l’aide d’agrafes les feuilles de zinc d’une couverture, un revêtement...

 

AGRAFURE

n.f.

Mode d’assemblage de deux tôles ou feuilles de zinc juxtaposées, par pliage inversé des bordures de l’une et de l’autre, en pinces mâle et femelle (Voir illustration).

AGRAFURE

 

 

AISSELLE

n.f.

Groupe d’ardoises à tranchis arrondi reliant le haut de la couverture en ardoises d’une lucarne avec le reste de la couverture du pan de toit (Voir illustration).

 

AISSELLE 

ALAISE, ALÈSE OU ALÈZE

n.f.

En couverture, désigne parfois une costière, ou une pièce métallique saillante de raccordement d’une toiture avec une souche, avec un châssis de fenêtre de toit, ou un châssis à tabatière.

 

ANCELLE

n.f.

Nom donné, surtout dans les Alpes, aux bardeaux ou tavaillons de bois utilisés comme matériau de couverture.

 

ANTÉFIXE

n.f.

Pièce d’ornement en terre cuite qui garnit l’extrémité d’un faîtage.


ANTEFIX 

APPROCHE

n.f.

Ardoise ou tuiles plates coupée en biais à proximité soit d’un arêtier (contre-approche, première et deuxième approches), soit d’une noue (grande et petite approches). (Voir illustration). Syn.:tranchis biais.

 

APPROCHE

 

APPUYOIR

n.m.

Pince ou pièce de bois qu’utilisent les ouvriers-zingueurs pour maintenir accolés les éléments en feuilles au moment de les souder.

 

ARÊTIÈRE

n.f.

Désigne, selon le cas, soit une ardoise de rive biaise, trapézoïdale, adjacente à l’arête (les ardoises voisines, biaisées, sont les approches), soit une tuile coudée ou cintrée rapportée sur l’arête ; les tuiles arêtières sont scellées et jointoyées.

 

ARÊTIER

n.m. et adj

Ligne saillante rampante formée par l’intersection de deux versants d’une toiture.

Pièce de charpente constituant l’ossature de l’arête ; sa section comporte un angle ouvert démaigri, de sorte que chacune de ses faces externes soit dans le plan d’un versant de toiture.

En couverture, l’arêtier est l’ouvrage qui compose l’étanchéité de la rencontre de deux versants.

 

Pour les toits en tuiles, l’arêtier peut être soit filet de mortier, soit un rang de tuiles dites arêtières, posées à recouvrement par scellement et/ou clouage sur l’arêtier.

 

 ARETIER

ARETIER

 

Dans les couvertures en ardoise, on distingue les arêtiers fermés, les arêtiers à rang de doublage (Voir illustrations) et, plus couramment, les arêtiers à bande de recouvrement en forme de cornière, en plomb ou en zinc.

 

 ARETIER

ARETIER

ARDOISE

n.f.

Roche fissile de nature schisteuse, apte à être fendue en feuillets minces, presque aussi étanches qu’une feuille métallique, et pouvant être retaillés aux formats voulus pour constituer un matériau de couverture esthétique et durable.

Les côtés des ardoises sont les « chefs » de tête, de base et de côté.

Selon les besoins, elles sont refendues en rectangles moins larges, les fendis et les requêtes, ou en éléments trapézoïdaux, les approches.

 

ARDOISE

 

B

BANDE

n.f.

Désigne tout ruban plat ou profilé, en plomb, en zinc ou en aluminium, utilisé pour divers raccords d’étanchéité :

 

- bande d’astragale, cornière placée sous un couvre-joint d’astragale, et débordant sur le matériau de couverture, en rive ou en faîtage de toit ;

- bande d’égout, bavette guidant la projection de l’eau au-dessus d’une gouttière ou d’un chéneau ;

- bande de rive, ruban de tôle en parement externe d’un solin de rive, constituant son égout en surplomb d’un mur pignon recouvert ;

- bande de solin, bande à encastrer par engravure dans la maçonnerie des solins et des relevés d’étanchéité des toitures-terrasses.

La bande noquère est une bande métallique d’étanchéité en raccord de pénétration latérale de couverture à reliefs importants, telle que tuiles à emboîtement ou plaques ondulées ; la bande noquère forme un petit chéneau encaissé, relevé sous le matériau de couverture.

 

La bande de filet désigne une bande d’étanchéité en plomb, d’environ 0,20 m de large.

 

BARDEAU

n.m.

Le bardeau désigne deux types d’éléments de couverture, qui sont aussi utilisés en bardage de murs :

 

- Bardeau de bois : plaque de bois rectangulaire biseautée, parfois arrondie en écaille, obtenue par fendage de châtaignier, chêne, hêtre, sapin, cèdre canadien, etc. ; en général, ils sont imprégnés de bitume.

La longueur la plus courante des bardeaux est de 61 cm (24 pouces). Ces bardeaux sont cloués à recouvrement sur lattis, voligeage ou panneaux de bois, comme des tuiles ou des ardoises, mais avec interposition de lés horizontaux de feutre bitumé. Les couvertures en bardeaux de bois se rencontrent surtout dans les régions de montagne, pour des pentes de toiture d’au moins 33%.

Syn. : ancelle, échandole, essanne, essente, tavaillon.

 

- Bardeau d’asphalte, ou bardeau bitumé, ou bardeau canadien, ou bardeau verrier, ou “shingle” : panneau léger composé d’un matériau d’armature (feutre de fibres, treillis d’amiante, voile de verre), imprégné et surfacé de bitume, et recouvert de fins granulats naturels ou teintés.

 

Les plus courants ont 0,90 par 0,30 ou 0,33 m, et présentent une découpe en jupes correspondant à l’aspect de trois ardoises juxtaposées. Leur mise en oeuvre dite “pose à l’américaine” se fait par clouage ou agrafage pneumatique, juste au-dessus de leur ligne de pureau, directement sur support en panneaux jointifs de particules CTBH ou de contre-plaqué CTBX (panneaux pour l’extérieur).

 

Sur certains bardeaux, des points adhésifs servent au maintien en partie basse, pour éviter les risques de soulèvement par grand vent. Pour des pentes de 20 à 30%, une sous-couche étanche est nécessaire, constituée de lés de feutre bitumé (type 22S) posés horizontalement à recouvrement.

 

Au-dessus de 30% de pente, la sous-couche, posée dans le sens de la pente, n’est obligatoire que dans les régions à fort enneigement.

Ce type de matériau recouvre la majorité des toits en Amérique du Nord.

 

En France, on trouve sur le marché plusieurs types de bardeaux d’asphalte, ainsi que leurs accessoires (faîtages, noquets) ; ils sont en principe conformes aux normes NF P 39-301 (base feutre), 39-302 et 39-303 (base fibres de verre) ou 39-304 (base amiante). Pour la mise en oeuvre, voir le DTU 40.14 (NF P 39-201 -1 et -2) si les bardeaux sont posés sur support continu ; dans le cas contraire, on consultera l’Avis Technique du bardeau concerné.

 

BARDELI OU BARDELIS

n.m.

Dans la couverture en ardoises, désigne une façon de rive d’arêtier dont l’inclinaison, sur un versant, est inférieure à 35° ; elle consiste à placer un ou deux rangs complémentaires d’ardoises, en recouvrement perpendiculaire à la ligne d’arête. En couverture de tuiles canal, le bardelis est une bande d’égout métallique, engravée au pied des émergences : le bardelis renvoie sur les tuiles l’eau qui ruisselle sur ces émergences.

 

BASQUE

n.f.

Large bavette d’étanchéité en plomb, dont la forme rappelle les basques d’un vêtement.

 

BATTELLEMENT

n.m.

(parfois écrit batellement) Rebord de toiture en surplomb qui constitue la ligne d’égout d’une couverture, en général au-dessus d’un chéneau ou d’une gouttière. Double rang d’ardoises ou de tuiles plates qui, superposées sur une chanlatte, composent l’égout du toit.

 

BATTLEMENT

 

BAVETTE

n.f.

Bande ou feuille étroite de métal rapportée sur un ouvrage ou une jonction d’ouvrages, pour les abriter des ruissellements de l’eau de pluie. En particulier, bande de métal que l’on dispose :

- en recouvrement d’un appui de baie ;

- au-dessus des bandeaux et des corniches, pour les protéger et rejeter l’eau vers l’extérieur ;

- en bavettes composées, de part et d’autre d’un tasseau de faîtage, sous son couvre-joint :

- à la base d’une lucarne ou d’une fenêtre de toit, en recouvrement du rang de tuiles ou d’ardoises inférieur.

 

BAVETTE

 

BÂCHAGE

n.m.

Couverture ou protection, en général provisoire, réalisée avec une bâche. Toile résistante et imperméable utilisée pour abriter les bâtiments découverts, fermer les échafaudages de nettoyage des façades, etc. Aujourd’hui, les bâches en toile sont souvent remplacées par des feuilles de polyéthylène, du type polyane.

 

BEC

n.m.

En couverture, le bec-à-neige est un long crochet méplat à contrefort, disposé en divers points d’une couverture de région de montagne pour retenir la neige accumulée et éviter sa descente en masse.

 

BEC

 

BECQUET OU BÉQUET

n.m.

Plaquette de métal fixée sur un égout de toit pour dévier l’écoulement de l’eau. Également syn. de larmier : Voir ce mot.

 

BESACE

n.f.

En amont d’une pénétration (souche de cheminée, châssis de tabatière...), la besace est l’ouvrage triangulaire en zinc qui rejette les eaux pluviales de part et d’autre de la pénétration. Désigne aussi un petit égout en métal qui, dans un chéneau ou une gouttière, dirige les eaux vers la descente.

 

BESACE

BESACE

 

La besace de dilatation est une petite cloison métallique à talon, formant couvre-joint sur le raccordement de deux éléments de gouttières aboutés, de pente inverse.

 

BIBERSCHWÄNZ

Tuile plate de la région d’Altkirch (Alsace), en forme d’écaille arrondie en queue-de-castor.

 

BOURRELET

n.m.

Désigne d’une part le remplissage de scellement au mortier des tuiles plates, en rive latérale ou au niveau du battellement, d’autre part tout rebord ourlé ou roulé d’une feuille de zinc ou de plomb (par exemple le rebord d’une gouttière en zinc).

 

BOURSAULT OU BOURSEAU

n.m.

Moulure saillante horizontale et convexe qui marque la ligne de bris de certaines couvertures à la Mansart, c’est-à-dire leur arête intermédiaire horizontale. De forme arrondie en boudin, le boursault est protégé par un couvre-joint métallique.

BOURSAULT

 

Sorte de batte de bois, de section triangulaire, utilisée par les plombiers et les zingueurs.

BOURSAULT

 

BRIFIER

n.m.

Bande de plomb formant le faîtage d’une couverture en ardoises ; elle est rabattue et matée de part et d’autre du faîte.

 

BRIS (LIGNE DE )

n.m.

Arête horizontale qui forme la ligne de changement de pente entre deux pans d’inclinaison différente d’un versant de comble brisé, ou de comble à la Mansart. Syn. : brisure.

 

BRISIS OU BRÉSIS

n.m.

Partie inférieure d’un versant de comble brisé à la Mansart, sous la ligne de bris.

Par extension, étage mansardé compris entre l’entablement d’un comble et la ligne de bris.

C

CALAGE

n.m.

Fixation au mortier des tuiles canal de courant (retournées en gouttières), avant la pose des tuiles de couvert.

 

CALOTIN OU CALOTTIN

n.m.

Petit capuchon en zinc parfois soudé sur la tête des clous des couvre-joints.

 

CALOTTE

n.f.

Portion de la surface d’une sphère délimitée par un cercle.

Petite voûte ou coupole hémisphérique. Désigne parfois seulement la partie supérieure d’une coupole. Recouvrement en plomb, au faîte de certains clochers et clochetons, protégeant le dernier rang d’ardoises.

 

CANALI

n.f. pl.

Autre nom des tuiles creuses tronconiques, ou tuiles-canal.

 

CAPOTE

n.f.

En couverture, pièce d’étanchéité placée en recouvrement de la partie supérieure d’un châssis de fenêtre de toiture, et sous les éléments de couverture.

CAPOTE

En fumisterie, chapeau léger de forme tubulaire ou tronconique, en tôle ou en poterie, fixé sur les mitrons de cheminées pour éviter la pénétration de la pluie et du vent. La capote cauchoise -ou bonnet cauchois (originaire du pays de Caux) - est en forme de demi-cylindre horizontal.

CAPOTE

 

CARTELETTE, CARLETTE, OU QUARTELETTE

n.f.

Ardoise retaillée en petit format.

 

CHANLATTE

n.f.

(s’écrit aussi Chanlate)

Latte de bois refendue en biseau, de section trapézoïdale ; fixée sur le pied des chevrons d’une charpente, la chanlatte reçoit le premier rang de tuiles ou d’ardoises, rang inférieur dit de battellement qui constitue l’égout de la toiture.

Sous une couverture en zinc, la chanlatte sert de pièce de fourrure d’angle.

Les chanlattes ont en principe 50 ou 80 mm de largeur, 20 ou 26 mm de grande hauteur et 10 ou 15 mm de petite hauteur.

Une variante plus large et moins épaisse de la chanlatte est la frise chanlattée ou volige chanlattée qui, posée à recouvrement, sert à faire des voligeages à ressauts sur lesquels on accroche directement les tuiles.

 

CHANLATTE

 

CHANLATTER

v.tr.

Refendre une latte de bois suivant une coupe diagonale, pour obtenir deux chanlattes. Poser des chanlattes sur une charpente.

 

CHATIÈRE

n.f. ou adj.f.

Petite ouverture ménagée dans une toiture pour l’aération des combles et des greniers.

Élément de couverture comportant ce type d’ouverture d’aération : tuile chatière. On répartit les chatières en quinconce, alternativement en haut et en bas des rampants, pour créer une circulation d’air ascendante sous le matériau de couverture.

 

CHATIERE

 

CHAUME

n.m.

Tiges de graminées (surtout de seigle), de genêts ou de roseaux utilisées autrefois comme matériau de couverture des chaumières, surtout en Bretagne, Normandie, Charentes et Camargue, ainsi qu’en Auvergne et dans le Dauphiné.

 

Le chaume est un assez bon isolant thermique, mais son emploi est devenu rare, d’une part à cause de sa sensibilité au feu (aujourd’hui réduite par des produits d’ignifugation), d’autre part à cause du coût de sa mise en oeuvre, qui relève d’une main d’oeuvre spécialisée.

 

Par ailleurs, il est difficile d’y inclure des lucarnes et tabatières pour l’aménagement de combles.

 

Mise en oeuvre. Elle n’est possible que sur un toit dont la pente est au minimum de 45°, sur une charpente apte à supporter au moins 50 kg/m2, en plus des charges de neige (le poids initial, voisin de 30 kg, augmente au fil des ans, car le chaume se charge de sable, de poussière et de mousses).

 

Nous ne saurions détailler ici toutes les techniques et variantes régionales, et ne citerons donc que la méthode générale.

La paille, les genêts ou les joncs sont assemblés en gerbes, bottes ou javelles de 1 à 2 m de long selon le matériau, avec des brins, ou gluis en osier.

On lie ces bottes, au fil de laiton, sur un gros lattis de bois horizontal espacé de 15 à 25 cm, en les superposant avec un pureau d’environ un cinquième de leur longueur.

Une variante consiste à lier en même temps des baguettes de noisetier horizontales au-dessus du chaume pour mieux le maintenir, surtout à proximité du faîte.

L’ensemble est resserré avec un battoir ou un râteau à dents, et la ligne d’égout est taillée à la serpe.

 

L’épaisseur totale obtenue avoisine en général 30 cm. Le faîtage fait l’objet de diverses techniques : relevage en touffes opposées aux vents dominants, application de terre glaise, ou encore de plaques de gazon superposées à cheval sur le faîte.

 

CHÂSSIS

n.m.

Cadre rectangulaire mobile, ou parfois fixe, vitré ou non, qui compose le vantail d’une croisée, d’une porte, d’une trappe, etc. Selon son mode de rotation, un châssis mobile est dit basculant, pivotant, à projection ou coulissant.

Le châssis de toiture est à la fois l’encadrement fixe ou le coffre des lanterneaux, trappes de désenfumage, tabatières, etc., et leur élément ouvrant. Par convention, la surface d’un châssis de toit est inférieure à 0,8 m2 ; au-dessus, c’est une fenêtre pour toit en pente.

- Châssis à tabatière : châssis de toiture dont l’ouvrant est articulé sur la traverse haute ; son raccordement avec la couverture se compose d’une capote, d’une bavette et de gouttières latérales ; il peut être surélevé par un coffre à costière. Syn. : vasistas.

 

CHEF

n.m.

Chacun des bords d’une ardoise : chef de base, ou culée (le bas), chef de tête (le haut) et chefs de côté (droit et gauche).

 

CHEMISE

n.f.

En couverture, la chemise de garantie est une bavette de protection disposée sous le nez d’un tasseau. Syn. : garantie, ou manchette de garantie.

 

CHEVAUCHEMENT N.M. OU CHEVAUCHURE N.F.

Recouvrement partiel d’un élément par un autre. Surface concernée par ce recouvrement.

 

CLAIRIS, CLAIRIE

n.m, n.f.

Pan vertical d’une couverture en ardoise.

 

CLOSOIR OU PARFOIS CLAUSOIR

n.m.

Élément préfabriqué d’obturation et de compensation des reliefs ou des ondes d’une couverture, à ses extrémités haute et basse, formant liaison avec des éléments de relief distinct tels que les faîtages.

 

On utilise surtout des closoirs ventilés, qui comportent des orifices d’aération favorisant le mouvement d’air nécessaire en sous-face des matériaux de couverture.

 

CLOSOIR

 

COFFINE OU COFINE

n.f.

Ardoise ou tuile dont l’axe transversal est cintré en saillie (Voir illustration). Les coffines servent pour la couverture des dômes et des toitures coniques (les éléments analogues, mais cintrés en creux pour les noues sont les gambardières).

 

COFFINE

 

COLLERETTE

n.f.

Large bague de zinc ou de plomb, serrée sur le conduit de ventilation qui émerge d’une toiture, et qui recouvre la douille de l’alaise pour en assurer l’étanchéité.

 

CONTRE-APPROCHE

n.f.

Dans un rang de couverture en ardoise, désigne l’ardoise légèrement biseautée d’un côté, entre les ardoises entières et les approches, qui se terminent par une rive biaise. Terme également utlisé dans le cas de réaliations de gironnages en tuiles plates. Syn. : contre-arêtier (lorsqu’il n’y a pas d’approches intermédiaires).

 

CONTRE-ARÊTIER , CONTRE-ARÊTIÈRE

n.m, n.f.

Ardoise biseautée qui jouxte l’ardoise tranchée obliquement constituant l’arêtier. V. aussi contre-approche.

 

CONTRE-LATTE

n.f.

(couvert.) Latte de forte section rapportée autrefois contre des chevrons, pour porter les lattes.

 

CONTRE-LATTER

v.tr.

Garnir les chevrons de contre-lattes. Garnir de lattes les deux faces d’une cloison ou d’un pan de bois, avant de l’enduire de plâtre.

 

CONTRE-LATTOIR

n.m.

Outil qui permet aux couvreurs de soutenir les lattes pendant qu’ils y enfoncent les clous des ardoises.

 

CONTRE-PENTE

n.f.

Pente de sens opposé à une pente de référence (couverture). Inclinaison en sens contraire de l’écoulement normal des eaux (plomberie).

 

CONTRE-TALON

n.m.

Plaquette de raccordement d’une feuille de zinc, remontant sous le talon, à l’extrémité d’un couvre-joint.

 

COPLEAD

n.m.

Matériau de couverture en feuilles composites, constituées d’une feuille de cuivre revêtu, sur une ou deux faces, d’une fine couche de plomb, qui lui donne un aspect neutre, lisse et satiné, gris foncé uni (convenant bien en restauration de toitures anciennes).

Ce matériau est apprécié pour sa résistance chimique ; il se travaille et se met en oeuvre comme les feuilles de cuivre ou de zinc, tant en couverture que pour la réalisation de chéneaux, gouttières et tous accessoires .

 

COULISSEAU

n.m.

Bande de métal repliée sur ses deux côtés, pour joindre bord à bord deux feuilles de zinc pincées.

 

COUTURE

n.f.

En couverture, c’est l’assemblage côte à côte de deux feuilles métalliques. Le couturage est la réalisation de joints continus par agrafure ou par soudage.

 

COUVERTINE

n.f.

Bavette de protection et d’étanchéité des rives latérales d’une toiture, en recouvrement de la pointe de pignon.

 

COUVRE-JOINT

n.m. (pl. : des couvre-joints)

Profilé métallique en tôle pliée suivant un profil de trapèze, pour être fixé en recouvrement d’un tasseau de faîtage ou d’arêtier, ou sur un acrotère.

Enduit appliqué pour supporter une bande métallique d’étanchéité, en particulier de part et d’autre d’un arêtier.

 

COUVRE-JOINT

 

COYALURE

n.m.

Ouvrage de relevage de la pente de la partie inférieure d’un pan de toiture, avec des coyaux.

 

COYAU

n.m.

Pièce de bois en sifflet rapportée sur la partie inférieure d’un chevron, pour le prolonger et/ou pour donner à la partie inférieure d’un pan de toiture une moindre inclinaison ; la partie de versant ainsi relevée est dite retroussis.

Chacune des lattes d’épaisseur décroissante disposées sous le berceau d’un chéneau pour lui donner sa pente d’écoulement.

 

CRÉTELÉ

adj.

Qualifie un faîtage garni d’une crête.

 

CRÊTE

n.f.

Faîtage d’une toiture.

Ornement découpé ou ajouré rapporté sur un faîtage.

Garnissage en mortier formant bourrelet entre des tuiles faîtières sans emboîtement, posées sur embarrure.

 

CROCHET

n.m.

Petite pièce d’attache des ardoises, en fil rigide galvanisé.

Pièce recourbée fixée sur un chevron pour y arrimer des échelles de couvreur (Voir aussi Passe-chevrons).

Désigne aussi le support de gouttière pendante.

 

CROCHET

D

DÉCHANGE

n.m.

Voir Dessautage.

 

DÉVÊTIR

v.tr.

Enlever les matériaux de couverture d’un toit. Syn. : découvrir.

 

DÉVERSÉE

n.f.

Pénétration latérale d’un rampant de comble dans un mur, et ouvrage d’étanchéité (solin et bande de plomb) qui protège cette pénétration.

 

DEVERSEE

 

DÉVIRURE

n.f.

Pente latérale donnée aux tuiles de rive insérées dans un solin ou une pénétration (ruellée), afin de mieux renvoyer l’eau en pleine couverture : on noie dans un mortier le bord des tuiles ainsi que des morceaux de tuiles cassées, ou nigoteaux.

 

DEVIRURE

 

DESSAUTAGE OU DÉCHANGE

n.m.

En couverture de toitures coniques en ardoise ou en tuiles plates, c’est le fait de supprimer l’alternance régulière des joints verticaux des ardoises pour intercaler seulement quelques ardoises étroites : sans ce dessautage, il faudrait réduire progressivement la largeur de chacune des ardoises, depuis l’égout jusqu’au faîte, pour compenser la réduction de circonférence.

 

DESSAUTAGE

 

DEVANTURE

n.f.

Enduit formant bande de solin dont on garnit le devant des souches de cheminées, et dans lequel est noyé le haut du rang inférieur de tuiles ou d’ardoises.

 

DOS-D’ÂNE

n.m. invar.

Qualifie une surface à deux pentes ou deux plans inclinés, de part et d’autre d’une arête horizontale. Par extension, surface convexe formée de deux arrondis de part et d’autre d’une ligne de faîte.

Au Canada, désigne la besace de renvoi des eaux de part et d’autre d’une émergence de toiture ou d’une souche de conduit de fumée.

 

DOUBLIS

n.m.

En couverture d’ardoises, désigne le doublement du premier rang d’ardoises formant l’égout.

C’est l’équivalent du battellement des couvertures en tuile plate.

 

DOUBLIS

E

ÉCAILLE

n.f.

Désigne tout matériau de couverture dont la base présente une découpe arrondie : ardoise, élément en tôle de zinc, bardeau d’asphalte ou de bois, tuile plate, etc.

 

ÉCHANDOLE OU ESSANDOLE

n.f.

Désigne dans certaines régions le bardeau de sapin.

 

ÉMERGENCE

n.f.

Désigne chacun des éléments qui sortent en saillie d’une toiture-terrasse ou d’une couverture de comble : souches de cheminées, aérateurs, prises d’air, lanterneaux... : les émergences rendent nécessaires des relevés d’étanchéité ou des ouvrages de raccordement au matériau de couverture. Par extension, désigne la jonction d’une rive latérale de comble avec un mur plus élevé.

 

ÉMOUSSER

v.tr.

Nettoyer une toiture en tuiles pour la débarrasser des mousses et lichens qui s’y développent.

 

ÉPAULEMENT

n.m.

Chacun des angles abattus en tête d’une ardoise.

 

EPAULEMENT

 

EMBARRURE

n.f.

Mortier de calfeutrage entre les tuiles de couverture et les tuiles faîtières, et de jointoiement entre ces dernières.

 

EMBARRURE

ENFAÎTEAU (OU AFFAITEAU)

n.m.

Tuile demi-cylindrique formant le faîtage des toitures.

 

ENFAÎTEMENT

n.m.

Feuille de plomb ou de zinc repliée et disposée à cheval sur un faîtage de toiture.

 

ENFAÎTER

v.tr.

Couvrir le faîte d’une toiture avec des enfaîteaux ou avec des enfaîtements.

 

ENGRAVURE (AUTREFOIS ENGRADURE)

n.f.

Encastrement du bord d’une bande ou d’une bavette d’étanchéité dans une rainure pratiquée dans une paroi verticale, à la base d’une joue de lucarne, au-dessus d’un bandeau, au sommet d’un relevé d’étanchéité de toiture-terrasse...

 

ENGRAVURE

 

ENNUSURE OU ANNUSURE

n.f.

Morceau de feuille de plomb disposé, autrefois, sous le boursault d’un comble.

Parfois synonyme de basque, ou lanusure.

F

FAÎTAGE

n.m.

Ligne de jonction supérieure de deux pans de toiture inclinés suivant des pentes opposées : le faîtage constitue la ligne de partage des eaux pluviales.

 

CHARPENTE : le faîtage est la pièce de bois horizontale, dite panne faîtière, qui relie le sommet des poinçons ou les angles supérieurs des fermes.

 

COUVERTURE : ouvrage de recouvrement étanche du faîte d’une toiture.

Sur les toitures en tuiles, il existe divers types de tuiles faîtières, à glissement, à emboîtement, ou tronconiques à recouvrement (tuiles canal) ; leur pose se fait soit à sec, par clouage sur une lisse en bois, soit par scellement et calfeutrage au mortier (V. Embarrure).

Un point essentiel réside dans le sens de pose et de recouvrement des éléments en fonction de la direction des vents dominants (sauf dans le cas de faîtières juxtaposées sans recouvrement, entre lesquelles on réalise un joint à crète en mortier).

 

Sur les toitures en ardoises, la faîtage peut être réalisé en zinc, avec des faitièrs en terre cuite ou en ardoises (finition en lignolet).

 

FAITAGE

 

FAÎTE

n.m.

Partie supérieure d’un ouvrage, d’un arc, d’une voûte, d’un comble. Souvent synonyme de faîtage. La ligne de faîte est celle qui relie les points les plus élevés déterminés par l’intersection de deux versants d’un toit. La hauteur au faîte est la hauteur mesurée au point le plus élevé d’un édifice, sans tenir compte cependant d’accessoires tels que les antennes de télévision.

 

FAÎTEAU

n.m.

Ornement décoratif en poterie ou en métal rapporté sur le faîtage d’une toiture, ou élément de faîtage comportant des ornements.

 

FAÎTIÈRE

n.f. et adj.f.

Élément de poterie spécialement conçu pour le recouvrement d’une ligne de faîte. Les faîtières sont semi-cylindriques, tronconiques ou angulaires, et peuvent être à recouvrement par glissement ou par emboîtement.

 

FAUX-PUREAU

n.m.

Désigne la longueur de la partie d’un élément de couverture qui correspond au pureau de l’élément qui le recouvre : Voir l’illustration au mot Pureau.

 

FENDAGE

n.m.

Dans la fabrication des ardoises, c’est la recoupe des repartons en quartelles, plaques de 12 à 15 mm d’épaisseur refendues en 4 ou 5 ardoises.

 

FENDIS

n.m.

Ardoise étroite (6 à 8 cm) et longue (3,5 ou 4 pureaux), utilisée pour garnir les noues et les renvers.

 

FLAMANDE

adj.f.

Qualifie une tuile à profil ondulé et à recouvrement latéral, utilisée surtout dans le nord de la France et en Belgique.

 

FONÇURE

n.f.

 

- Ensemble des tôles et pièces de métal d’étanchéité dont on garnit l’intérieur d’un chéneau.

 

- Large latte de bois délardée en biseau, qui compose le fond d’une noue ronde ou d’un renvers

 

FOURRURE

n.f.

De façon générale, pièce intermédiaire de calage, de rachat, de remplissage d’un vide, de réglage d’épaisseur, de dissimulation d’un joint, correction d’un écart, etc. En couverture, la fourrure de noue, ou friteau, est une pièce de bois biseautée rapportée dans l’angle d’une noue, soit pour casser l’angle d’un renvers, soit pour constituer le fond et le support d’une noue arrondie.

 

FRISE

n.f.

La frise chanlattée est une latte à profil biseauté en trapèze, utilisée pour les voligeages.

Sa largeur va de 50 à 80 mm, et ses deux hauteurs sont en général de 15 et 26 mm

 

FRITEAU

n.m.

Petite latte rapportée sur - ou de part et d’autre - d’une fonçure de noue de couverture, pour en modifier la courbure ; syn. : fourrure de noue.

G

GAMBARDIÈRE

n.f. et adj.

Désigne une tuile cintrée en creux suivant son axe transversal (à l’inverse de la coffine, galbée en saillie). Les gambardières servent à faire des noues arrondies.

 

GAMBARDIERE

 

GARDE-GRAVOIS

n.m.

Planche que les couvreurs disposent à la base des combles pour éviter la chute de gravois pendant leurs travaux.

 

GARDE-NEIGE

n.m.

Dans les régions à fort enneigement, sorte de petite barrière à lattes ou à lames établie au-dessus des égouts des toits, et à plusieurs niveaux sur les grands pans de toiture, afin d’empêcher la neige accumulée de glisser et de tomber des toits sous forme de plaques massives et dangereuses.

 

GARNIR

v.tr.

Disposer un mortier et du tuileau sous les tuiles faîtières pour constituer leur assise. Syn. : fourrer.

 

GARNITURE

n.f.

Ensemble des accessoires d’une couverture : fixations des matériaux, pièces de plomb ou de zinc, etc.

 

GÉNOISE

n.f.

Frise de tuiles rondes (tuiles romaines, tuiles-canal) maçonnées en surplomb sur plusieurs rangs pour former la corniche des constructions, surtout dans le Sud de la France.

 

GENOISE

 

GIRONNÉ

adj.

En couverture, les ardoises ou les tuiles gironnées sont des éléments de forme trapézoïdale utilisés pour les combles coniques et les noues arrondies.

 

GIRONNE

GIRONNE

 

GIROUETTE

n.f.

Dispositif d’indication de la direction du vent, placé au faîte d’un comble.

La girouette est composée d’une mince plaque de métal découpée suivant des motifs divers, montée sur une tige verticale, ou verge, sur laquelle elle pivote librement ; c’est parfois la tige elle-même qui pivote sur une base à roulement à billes.

 

GIROUETTE

 

GOUSSET

n.m.

Par analogie avec les goussets de charpente métallique, désigne, en couverture métallique, une petite pièce triangulaire rapportée par soudage sur l’angle d’une feuille, pour renforcer celui-ci. Syn. : oreillon.

H

HÉRIDELLE, HARIDELLE OU ERIDELLE

n.f.

Ardoise longue et étroite (env. 10 cm de largeur, et 35 à 40 de long).

J

JET

n.m.

Feuillet d’ardoise d’épaisseur double de la normale.

L

LANUSURE

n.f.

Table d’étanchéité en plomb disposée par les couvreurs à la jonction du faîtage et des arêtes d’un comble.

Syn. : basque, annusure, ennusure.

 

LARMIER

n.m.

En couverture, partie inférieure d’une bavette ou de toute pièce d’étanchéité en recouvrement vertical, pincée pour éviter le ruissellement direct des eaux sur la partie verticale sous-jacente.

 

LARMIER

 

LATTE

n.f.

Autrefois, désignait divers tasseaux. Désigne surtout maintenant les débits de bois en planchettes pour la composition de lattis.

La latte carrée est un tasseau de bois de section carrée. Synonyme de liteau (V. ce mot).

La latte-volige, ou volige, est une latte plate sur laquelle sont clouées ou accrochées les ardoises.

La latte de redressement désigne parfois la chanlatte (Voir ce mot).

 

LATTIS (PARFOIS LATTRET)

n.m.

Ensemble des lattes parallèles, espacées ou jointives, clouées sur une surface : pan de bois, solivage de plafond, chevronnage de toit, etc.

 

LAUSE, LAUZE OU LOSE

n.f.

Pierre plate obtenue par délitage de roches schisteuses ou de grès micacés, et utilisée comme matériau de couverture, surtout dans le Massif Central (Auvergne, Forez), en Bretagne, dans les Alpes et en Corse.

Le poids important du matériau, souvent plus de 200 kg/m2, auquel s’ajoute la charge de neige (consulter les Règles N.84) implique une charpente adaptée, très résistante. Les plaques de pierre sont posées à recouvrement, de bas en haut, les plus grandes étant disposées en bas et sur les rives.

Sur des toits de faible pente, les éléments ne sont pas fixés et se maintiennent les uns les autres par leur propre poids (pose dite à sec) ; si la pente est supérieure à 25%, leur fixation est nécessaire, par clouage ou chevillage à travers des trous préalablement percés.

L’interposition d’un feutre bitumineux sous une couverture en lauze est toujours un complément d’étanchéité souhaitable.

 

LIAISON

n.f.

Partie visible de la jonction entre deux ardoises voisines d’un même rang ; sa longueur est celle du pureau.

 

LIAISONNEMENT

n.m.

Disposition des lattes ou liteaux de sorte que leurs extrémités soient réparties sur les chevrons et non alignées sur le même.

 

LIGNAGE

n.m.

Repérage au cordeau des axes de pose des ardoises ou des tuiles, perpendiculairement aux lignes de plus grande pente.

 

LIGNOLET

n.m.

Rang supérieur des ardoises d’un comble, sur le versant exposé aux vents dominants : ce rang d’ardoises dépasse de quelques cm au-dessus de la ligne de faîtage.

 

LIGNOLET

 

LITEAU

n.m.

Latte étroite, tasseau de bois de section carrée (env. 25 x 25 mm) ou rectangulaire (18 x 35 à 30 x 40 mm).

Les liteaux servent à accrocher les tuiles et les ardoises ; ils sont cloués en lattis horizontal, en liaisonnement sur les chevrons ou les contre-liteaux, avec un espacement constant égal au pureau des tuiles ou des ardoises (Voir illustration à Lattis).

Les liteaux doivent être préalablement traités pour leur conservation, comme les bois de charpente.

 

LONGRAIN OU LONG-GRAIN

n.m.

Orientation générale des stries visibles sur une ardoise ou une plaque de roche schisteuse, lauze, etc. Le longrain est à l’ardoise ce que le fil est au bois : il correspond au sens de la plus grande résistance à la rupture ; pour les ardoises, le longrain doit donc être parallèle à leur plus grand côté. Une ardoise à longrain transversal est dite traversine ou traversière ; elle est biaise si le longrain est diagonal.

 

LONGUE-FEUILLE

n.f.

En couverture, désigne une feuille de zinc de plus de 2 mètres de long ; syn. : bande.

M

MALON

n.m.

Désigne, dans le Midi, une brique creuse et plate utilisée comme platelage des couvertures en tuiles creuses.

 

MANCHON

n.m.

Ouvrage d’étanchéité en zinc qui habille le pied des poteaux d’une lucarne ; il est engravé à son sommet, et sa base est en général soudée sur la bavette de la lucarne.

 

MEMBRON

n.m.

Ensemble constitué par un boursault et son étanchéité. Profil bombé formant bavette (en zinc ou en plomb) qui, sous la ligne de bris horizontale d’un comble mansardé, compose la liaison étanche entre les deux pans du toit ; le membron se termine en larmier ourlé à sa partie inférieure

 

MENTONNET

n.m.

Ergot d’accrochage d’une tuile sur son lattis ; syn. : mamelonn, tenon.

 

MOUCHE

n.f.

En couverture, petite plaquette de zinc interposée entre la tête d’un clou et la bande de plomb fixée par ce clou.

 

MOUCHE

 

MOUCHOIR

n.m.

Ardoise complémentaire ajoutée en pied de noue écharpé, à l’extrémité du pan de pénétration, pour amorcer le soulèvement des ardoises de l’autre versant, à la base du tranchis.

Un pli en coin de mouchoir est une façon de pli vers l’intérieur d’un angle de feuille, permettant de constituer un trièdre rectangle étanche.

 

MOUCHOIR

N

NEZ

n.m.

Petit mamelon ou renflement saillant sous une tuile, par lequel on l’accroche sur les liteaux ou les voliges.

Désigne aussi une pièce de zinc triangulaire pliée ou courbée en demi-cône ; soudée sur un élément de descente d’eaux pluviales, elle sert de butée sur le collier-support pour empêcher le tuyau de descendre.

 

NEZ

 

NIGOTEAU

n.m.

Chacun des morceaux d’une tuile coupée en quatre ; les nigoteaux sont noyés dans les ruellées des solins de rive.

 

NOQUET

n.m.

Désigne chacune des pièces coudées dont on garnit les noues, les arêtiers et les cueillies des pénétrations en pente contre des murs, jouées des lucarnes ou émergences des toitures.

Ce sont soit des pièces de tôle de zinc ou de plomb pliées formant bande métallique, soit, pour les couvertures en tuiles, des pièces céramiques coudées spéciales. Pour les arêtiers de couverture en zinc, les noquets peuvent être relevés sur tasseau courant sur l’arête, ou assemblés par un ourlet sur l’arête. Les noquets, recouverts par le matériau de couverture, ne sont pas visibles sur un ouvrage terminé.

 

NOQUET

 

NOUE

n.f.

Ligne d’angle rentrant (cueillie) formée par l’intersection inclinée de deux pans de toiture.

En charpente, la noue, ou arêtier de noue, est la pièce d’angle rentrant commune à deux charpentes dont les axes forment un angle ; sa face supérieure est souvent délardée en V, chaque côté de la rigole étant ainsi dans le plan du pan de toiture correspondant.

En couverture, ouvrage d’étanchéité d’un angle rentrant, ou pièce d’angle qui compose cette étanchéité. Les techniques diffèrent selon le matériau de couverture :

 

NOUE

NOUE

 

NOUETTE

n.f.

Désigne, dans certaines régions, une tuile de rive cintrée.

 

NOYAU

n.m.

En couverture, le noyau roulé est synonyme d’ourlet.

O

OURLÉ

adj.

Se dit d’un bord de feuille roulé.

 

OURLET

n.m.

Façon de bordure de feuille de plomb ou de zinc, roulée en baguette arrondie sur toute sa longueur (ne pas confondre avec une pince) ; on distingue l’ourlet simple et l’ourlet rechassé.

Syn.:noyau roulé. Désigne aussi le rebord roulé d’une gouttière en zinc.

 

OURLET

 

OURNE

n.f.

Surface qu’un ouvrier couvreur peut atteindre et couvrir sans se déplacer sur le toit ; l’ourne détermine l’unité de gerbage des tuiles ou des ardoises en attente de pose.

 

OUTEAU

n.m.

(souvent écrit à tort houteau) Petite lucarne ou large chatière de ventilation des combles. L’outeau concerne surtout les couvertures en ardoise et nécessite un ouvrage de charpente (contrairement aux chatières).

L’outeau plat -ou rectangulaire- comporte une petite charpente de lucarne rampante, recouverte d’ardoises ainsi que ses jouées.

Plus fréquent, l’outeau triangulaire est une petite lucarne à deux versants ; l’outeau chapeau-de-gendarme a une ligne de faîte et des pénétrations latérales incurvées.

OUTEAU

P

PAN

n.m.

Surface plane formée par un mur, une paroi, un versant de toiture, etc.

 

- Pan de comble : versant plan d’un comble ; chaque versant d’un comble mansardé comporte deux pans distincts.

- Pan coupé : surface plane intermédiaire ou abattue entre deux autres, en particulier dans l’angle formé par deux murs (Voir illustration).

- Long pan : chacun des versants les plus longs d’un comble, ou chacun des longs murs gouttereaux.

 

PAN

 

PANNETONNAGE

n.m.

Fixation des tuiles mécaniques par le dessous, à l’aide de fil de métal galvanisé.

Cette technique est utilisée surtout pour des versants de toitures exposés à des vents violents.

 

PANNETONNAGE

 

PARAPLUIE

n.m.

Toiture provisoire légère établie au-dessus d’un chantier d’entretien ou de surélévation d’un bâtiment ; bâchage de protection provisoire d’une toiture découverte.

 

PAREMENT

n.m.

De façon générale, face visible d’un élément quelconque. Garnissage en mortier entre les bords externes des tuiles de rive d’une couverture, en l’absence de ruellée.

 

PASSE-BARRE

n.m.

Petite ouverture en forme de chatière cylindrique, ménagée dans une couverture en forte pente et destinée au passage de tubes d’échafaudage des couvreurs.

 

PASSE-CHEVRON

n.m.

(pl. : des passe-chevrons) Crochet métallique implanté dans un chevron et recourbé en U à l’extérieur de la couverture, pour servir de point d’arrimage aux couvreurs et à leur matériel.

 

PASSE-CORDE

n.m.

Très petite chatière en feuille de plomb, destinée au passage des cordes d’arrimage des couvreurs, de leurs échelles de toit et de leur matériel.

 

PATTE

n.f.

Petit accessoire méplat de fixation d’une pièce quelconque contre une paroi.

En couverture, les pattes sont les organes essentiels de fixation des couvertures en feuilles métalliques.

 

PATTE À TASSEAUX

n.f

la patte à tasseaux est celle qui, prise sous un tasseau, maintient les feuilles sur lesquelles on la rabat, de part et d’autre du tasseau.

 

PATTE A TASSEAUX

 

PATTE D’AGRAFE, OU PATTE À FEUILLE

n.f.

simple plaquette de métal malléable (cuivre, zinc), servant à maintenir en place la feuille sur laquelle on la rabat ; la patte peut être clouée sur les voliges (patte clouée) ou soudée sur une feuille sous-jacente (patte soudée).

 

PATTE AGRAFE

 

PATTE D’ATTACHE, OU PATTE À JOINTS

n.f.

pièce rigide en acier inoxydable, avec laquelle on maintient un joint debout sur le voligeage, en ménageant un léger jeu de dilatation des feuilles ; on distingue la patte à joint fixe et la patte à joint coulissante.

 

PATTE ATTACHE

 

PATTE DE COUVRE-JOINT

n.f

la patte de couvre-joint sert à raccorder les couvre-joints ; clouée ou soudée, c’est soit une simple lame malléable rabattue sur la pièce couvre-joint supérieure, soit une patte à ressort en inox.

 

PATTE DE COUVRE JOINT

 

PÉNÉTRATION

n.f.

Intersection d’un pan de toiture avec un mur de maçonnerie (pénétration continue), ou avec un élément formant une superstructure saillante isolée sur ce pan, tel que souche de cheminée, tabatière, jouée de lucarne, etc. (pénétration discontinue).

 

PENETRATION

 

PENTE

n.f.

En principe, la pente est exprimée par la dénivelée (différence de hauteurs) rapportée à l’unité de longueur horizontale (par ex. 35 cm par mètre), ou par leur rapport en pourcentage (pente de 35%) ; en l’absence de précision sur l’unité (par ex. une pente de 0,03), on sous-entend que les deux unités sont identiques : 0,03 cm/cm, ou m/m...

Ne pas confondre la pente avec l’inclinaison, mesure de l’angle formé avec le plan horizontal, exprimée en degrés. En pente : qui est incliné, rampant.

 

PHONOLITE

n.f.

Roche volcanique à base de feldspath, plus ou moins colorée. Son caractère fissile permet de la détacher en plaques rigides, qui rendent un son métallique sous les chocs (d’où son nom) ; on utilise la phonolite sous forme de lauzes, surtout dans le Cantal.

 

PIED

n.m.

Mesure britannique et américaine valant 0,3048 m.

- Pied de noue : partie inférieure d’une noue (Voir ce mot).

 

PLATELAGE

n.m.

Ensemble de planches ou de madriers assemblés bord à bord.

 

POIL

n.m.

Classement (non officiel) des ardoises de second choix, qualifiées de poil roux ou poil taché, la meilleure qualité étant dite poil noir.

 

PONTET

n.m.

Petite bride métallique dont les deux embases sont soudées sur une feuille métallique ; les pontets servent, par exemple, à maintenir les supports de gouttières à l’anglaise.

 

PONTET

 

PUREAU

n.m.

Partie d’un matériau de couverture (ardoise, tuile) qui reste visible, non recouverte par les éléments du rang supérieur.

Longueur correspondante, mesurée dans le sens de la plus grande pente. Cette dimension correspond à l’espacement des liteaux ou des lattes.

C’est la moitié de la différence entre la longueur L de la tuile ou de l’ardoise et la longueur R de recouvrement nécessaire pour assurer l’étanchéité des joints latéraux entre éléments.

Le faux-pureau, de longueur égale à celle du pureau, correspond à la partie recouverte par une seule épaisseur d’ardoise ou de tuile, entre pureau et recouvrement.

PUREAU

Q

QUARTELLE

n.f.

Plaquette de schiste ardoisier de 12 à 15 mm d’épaisseur, obtenue par refente des repartons ; la quartelle est elle-même refendue ensuite en quatre ardoises.

 

QUERNAGE

n.m.

Dans une roche fissile lamellaire (schiste, ardoise), le plan de quernage désigne le plan perpendiculaire au plan de fissilité, c’est-à-dire perpendiculaire à l’axe des longrains. Le quernage - ou repartonnage - d’un bloc ardoisier est sa découpe transversale en repartons, petits blocs qui seront eux-mêmes refendus en quartelles (V. Ardoise).

 

QUERNURE

n.f.

Fissure transversale qui interrompt les longrains d’un bloc ardoisier.

R

RANG

n.m.

Alignement d’éléments de même nature (matériaux de couverture, colonnes, carreaux, pieux, etc.) ; syn. d’assise, pour les briques, pierres ou moellons.

Un rang de doublage désigne un rang d’ardoises disposées en recouvrement d’un arêtier ou d’un faîtage.

 

RECHERCHE

n.f.

Le travail en recherche désigne un travail de réparation ou de réfection limité au seul remplacement des éléments défectueux ou manquants d’un ouvrage : tuiles ou ardoises d’une couverture, carreaux d’un carrelage, pavés brisés d’un pavement, moellons d’un mur, etc.

 

RECOUVREMENT

n.m.

Partie d’une ardoise ou d’une tuile qui, étant recouverte par les éléments des deux rangs supérieurs, n’est en aucun point exposée à la pluie : le recouvrement doit être tel que l’eau de pluie, sous la poussée du vent ou par capillarité, ne puisse jamais atteindre le haut de l’élément.

La hauteur de recouvrement dépend donc de la pente du toit, de son exposition aux vents dominants, et de la capillarité propre au matériau.

Pour les plaques ondulées, le recouvrement (latéral) est la largeur sur laquelle deux plaques contiguës doivent être en superposition.

De façon plus générale, tout élément tel que bavette, couvre-joint, feuilles d’étanchéité, etc. qui en protège d’autres par chevauchement, est en recouvrement.

 

RELATTER

v.tr.

Remplacer les anciennes lattes d’un support de couverture par des lattes neuves : on dit parfois faire un relattage.

 

RELIEF

n.m.

Peut désigner toute partie saillante par rapport au nu d’un pan de toiture ou d’une toiture-terrasse, d’une chape, etc. ; syn. : émergence.

En couverture, le relief désigne aussi le bord d’une feuille de métal, replié pour remonter verticalement le long d’un tasseau, sous un couvre-joint, ou pour être encastré dans une engravure.

 

REMANIAGE OU REMANIEMENT

n.m.

Réfection qui consiste à reconstituer ou refaire le support de matériaux par éléments (tuiles, ardoises, carrelages, pavés, parquets), après les avoir déposés : par exemple, mise en place de lattes ou de liteaux neufs, remplacement des lambourdes d’un parquet, réfection d’une aire ou d’une forme de carrelage, etc.

Le terme sous-entend que les matériaux déposés sont ensuite remis en oeuvre sur le nouveau support, et non remplacés par des éléments neufs.

 

REMANIER

v.tr.

Refaire le support d’un ouvrage de couverture ou de revêtement, puis remettre en place les matériaux déposés.

 

RENVERS

n.m.

En couverture d’ardoises, désigne une noue arrondie sur fourrure, raccordant un pan de comble incliné et un pan vertical.

Le renvers est dit rond ou à un tranchis selon que les pureaux des deux versants sont alignés, ou que le versant vertical vient en recouvrement de l’arrondi.

Le renvers fermé est une noue simple sur noquets, sans arrondi ni fourrure.

 

RENVOI

n.m.

Élément de couverture dont la fonction est de dévier l’écoulement des eaux pluviales, ou de les rejeter en contrebas.

 

REPARTON

n.m.

Petit bloc de schiste ardoisier dont la section est à peu près celle des ardoises, pour une épaisseur d’environ 8 cm.

Le reparton est refendu ensuite au ciseau, en quartelles de 10 à 15 mm d’épaisseur, elles-mêmes refendues, en principe, en quatre ardoises.

Le repartonnage désigne la taille des blocs en repartons ; syn. : quernage.

 

REQUÊTE

n.f.

Ardoise longue et étroite qui borde les fendis d’une noue arrondie, et assure l’étanchéité latérale sous le tranchis ; on lui donne un épaulement biais en tête, du côté externe. Sa longueur est toujours égale à trois pureaux et demi. On alterne les petites requêtes, dont la largeur est une fois et demi celle d’un fendis, et les grandes requêtes, dont la largeur est double de celle d’un fendis.

 

RETROUSSER

v.tr.

Tourner, plier vers le haut.

 

RETROUSSIS

n.m.

Partie inférieure d’un pan de toiture dont la pente est moins forte que celle du reste du pan.

 

RIGOTEAU

n.m.

(déformation de Nigoteau) Tuile plate recoupée pour être noyée dans la dévirure d’un solin de rive de toit.

 

RIVE

n.f.

Bord latéral d’une planche, d’une latte, d’une lame de parquet, d’une tôle, etc.

En couverture, extrémité latérale d’un pan de toiture, autre que le faîte ou les égouts (droits ou biais).

Une rive est dite droite si elle est parallèle à la ligne de plus grande pente, biaise dans le cas contraire (la rive biaise que fuit l’eau est en général un arêtier).

La rive de tête d’un pan de toiture est son bord supérieur, lorsque celui-ci n’est pas un faîtage.

 

RONDIR

v.tr.

Tailler une ardoise au format souhaité.

Les rondisseurs sont ceux qui, dans les ardoisières, effectuent le rondissage, c’est-à-dire la recoupe des ardoises aux bonnes dimensions, avec une rondisseuse, sorte de massicot.

L’ardoise rondie (adj.) est celle qui a les dimensions voulues.

NB- Rondir ne signifie jamais arrondir, par exemple en écailles.

 

RUELLÉE

n.f.

Solin de plâtre ou, plus souvent, de mortier de ciment, qui termine la rive d’un pan de toiture ; les tuiles ou ardoises de rive sont insérées dans la ruellée, et éventuellement relevées en dévirure.

Si le toit comporte un chevron de rive, il n’est que partiellement pris dans la ruellée.

S

SARRASIN, SARRASINE

adj. et n.f.

En couverture, la sarrasine désignait une large tuile provençale.

 

SAUTON

n.m.

Ardoise recoupée dans sa largeur pour finir une rangée.

 

SELLE

n.f.

Tuile mécanique de recouvrement des faîtages de couverture ou de murs de clôture peu épais.

 

SHINGLE

n.m. (mot anglais)

Nom anglais du bardeau bitumé, ou bardeau d’asphalte (Voir à Bardeau).

 

SOLIN

n.m.

De façon générale, ouvrage longiforme de garnissage ou de calfeutrement, en mortier ou en plâtre.

Façon de garnissage des rives ou des pénétrations d’une toiture ; désigne souvent la ruellée de pignon, ouvrage qui forme le rampant du pignon et dans lequel sont engagés les matériaux de couverture.

 

SOLIN

 

SOUS-DOUBLIS

n.m.

Rang inférieur de tuiles ou d’ardoises recoupées et posées à plat pour composer le battellement et l’égout de la toiture.

 

SOUS-TOITURE

n.f.

Ensemble des matériaux qui composent le support de la couverture d’un toit.

Les panneaux de sous-toiture désignent des panneaux composites préfabriqués, autoporteurs, qui se substituent au chevronnage traditionnel et comportent une isolation thermique intégrée avec barrière pare-vapeur (Voir illustrations).

Ces composants connaissent un développement rapide, pour leur facilité de mise en oeuvre par fixation directe sur les pannes, et simple emboîtement latéral. Ils présentent plusieurs variantes :

- selon le matériau formant l’ossature rigide autoporteuse : bois, fibres-ciment, tôle nervurée, béton cellulaire armé ;

- selon le type de paroi qui compose leur sous-face : aggloméré de bois (qualité CTB-H) ou de contre-plaqué (qualité CTB-X), plaque de plâtre cartonnée, de fibres-ciment, de fibragglo, etc. ;

- selon le type de matériau de couverture auquel ils sont destinés : panneaux à latter (pour les tuiles ou ardoises), ou pour la pose de tuiles-canal (de courant et couvert, ou de couvert seul) ;

- selon la nature de leur isolant.

 

SOUS-TOITURE

 

SURTOITURE

n.f.

Couverture en panneaux préfabriqués, conçue pour être rapportée sur d’anciennes couvertures dégradées, évitant ainsi leur élimination.

T

TASSEAU

n.m.

Tringle de bois de section trapézoïdale qui délimite les travées d’une couverture en feuilles métalliques et porte les couvre-joints.

Les tasseaux sont synonymes de liteaux pour les autres types de couverture (tuile, ardoise...).

 

TASSEAU

 

TASSEAU DE FAÎTAGE ET LE TASSEAU D’ARÊTIER

n.m

Le tasseau de faîtage et le tasseau d’arêtier sont des barres de bois analogues, mais à base évidée, pour être fixées sur les lignes de faîte et les arêtiers (Voir illustrations).

 

TAVAILLON OU TAVILLON

n.m.

Bardeau de bois résineux refendu en écailles d’environ 40 cm de long, , pour servir de matériau de couverture ou de bardage, surtout dans les régions montagneuses. Syn. : ancelle, échandole, essandole.

 

TÊTE

n.f.

La tête de couvre-joint est une petite feuille de tôle découpée, rapportée contre un ressaut à l’extrémité amont d’un couvre-joint.

 

TETE

 

TIERCÉE

n.f.

Mode de pose des couvertures en ardoise tel que le pureau et le faux-pureau soient égaux au recouvrement.

 

TIERCER

v.tr.

Poser les ardoises en tiercée. Recouper les repartons de schiste ardoisier en quartelles, plaquettes d’environ 15 mm d’épaisseur, elles-mêmes refendues ensuite en quatre ardoises.

 

TIERCINE

n.f.

Tuile plate refendue dans le sens de sa longueur pour compléter un rang de tuiles, ou être placée dans une ruellée ou dans un solin.

 

TIGE-DE-BOTTE

n.f.

Désigne souvent la tuile canal longue, en forme de gouttière légèrement tronconique.

 

TRANCHIS

n.m.

Coupe droite ou biaise d’une ardoise ou d’une tuile d’approche, à placer le long d’une rive d’arêtier ou d’une noue.

 

TRAVÉE

n.f.

Espace qui sépare deux points d’appui ou deux éléments porteurs d’un ouvrage.

La travée de comble est la distance entre deux fermes ou deux fermettes consécutives d’une charpente.

La travée de couverture est l’espace entre deux chevrons consécutifs, ou entre deux tasseaux de joints rampants d’une couverture métallique.

 

TRAVERS

n.m.

Chacune des directions perpendiculaires aux grandes diagonales de l’ardoise.

 

TRAVERSIN

n.m.

Ardoise dont le longrain est dans le sens transversal. On dit parfois aussi traversine (n.f.) dans ce sens.

U

USAGE

n.m.

Les usages désignent, de façon générique, l’ensemble des ouvrages accessoires et finitions : faîtages, arêtiers, ruellées, solins, etc.

V

VERGURE

n.f.

Ensemble de petites ondulations qui affectent le plan de fissilité d’un bloc ardoisier.

 

VERSANT

n.m.

Pan de toiture ou ensemble de pans de toiture présentant une même orientation : dans un toit à la Mansart, chaque versant est composé de deux pans.

 

VERSEAU

n.m.

Pente donnée à la partie supérieure d’un bandeau ou d’un entablement non couverts ou protégés par une bavette.

 

VOLIGE

n.f.

(autrefois Volice, ou Volisse)

Planche légère de sapin ou de peuplier, d’environ 1,2, 1,8 ou 2,6 cm d’épaisseur et de 10,5 cm de largeur, utilisée en couverture pour composer des platelages jointifs : les voliges, clouées horizontalement sur les chevrons, servent à fixer les couvertures en ardoise, bardeaux, feuilles métalliques, etc.

 

VOLIGEAGE

n.m.

Ensemble des voliges qui composent un platelage destiné à recevoir un matériau de couverture.

 


VOLIGEAGE